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Emploi - Précarité
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Vendredi, 25 Juin 2010 14:24 |
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Ils l'ont fait ! Recul à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite et à 67 ans du droit pour tous à une retraite à taux plein; allongement de la durée des cotisations; augmentation des cotisations des fonctionnaires... c'est ce que prévoit le projet de loi qui sera discuté à l'automne.
Ces mesures sont injustes, injustifiées et ne feront qu'accroître les inégalités sociales et dégrader les conditions de vie d'une grande partie de la population..
Une des conséquences majeures en sera la baisse du montant des pensions notamment de celles des plus précaires (rappelons que le montant des retraites a déjà baissé de 20 % depuis 1993). L'objectif est clair : affaiblir, jusqu'à le faire disparaître, le système par répartition basé sur la solidarité et pousser ceux et celles qui ont des revenus qui le permettent à “capitaliser”, c'est-à-dire à placer leur épargne dans les fonds de pension.
La logique profonde de la réforme n’est pas de préserver la solidarité mais au contraire de rassurer les marchés financiers : à l’image de ce qui se passe en Grèce, en Espagne et maintenant partout en Europe, le gouvernement veut montrer sa détermination à faire payer la réduction des déficits publics aux salariés et à la population, en laissant intacts les revenus et le pouvoir de la finance.
Le projet de loi a été précédé d'une véritable campagne de propagande relayée par les principaux médias : il y a trop de retraités par rapport au nombre d’actifs d'où un déficit prétendument insoutenable. Il faudrait travailler plus longtemps car l'on vit plus longtemps. Pourtant l’augmentation de l’espérance de vie n’est pas nouvelle, elle n’a pas empêché que le temps passé au travail dans une vie baisse en parallèle. Rappelons d'autre part que l'espérance de vie en bonne santé d'un ouvrier n'est que de 59 ans. Tous leurs arguments sont faux, à base de chiffres manipulés et tronqués. En fait, l’accroissement considérable de la productivité devrait permettre de travailler moins avec un salaire convenable, et de bénéficier de la retraite dans de bonnes conditions. Mais c’est le patronat et les actionnaires, avec l’aide des gouvernements de droite comme de gauche, qui empochent cette richesse supplémentaire (en 25 ans, la part des salaires dans la richesse produite a chuté de 10%, au bénéfice des profits) et ils entendent continuer dans cette voie.
De l’argent pour les retraites, il y en a : à condition de répartir autrement les richesses et le travail, d’interdire les licenciements, de créer des emplois dans le secteur public au lieu d’en supprimer (un millions d’emplois en plus, c’est 5 milliards de plus pour les caisses de retraite et toute augmentation de salaire signifie aussi augmentation des cotisations) ; à condition de prendre cet argent où il est (par exemple dans les 30 milliards d’exonération de cotisations dont bénéficie le patronat…à comparer avec les 10 milliards de déficit annoncés pour les retraites en 2010 !).
Il n’y a rien à discuter ni à négocier ! Seule une riposte unitaire et de masse les fera reculer, non seulement pour empêcher cette contre-réforme, mais encore pour que soient abrogées toutes les mesures concernant les retraites prises depuis 1993 et pour revenir à 37,5 annuités pour toutes et tous, pour le maintien de l' âge légal à 60 ans, à taux plein, sans revenu inférieur à 1500 euros…
L'heure est à la mobilisation de tous et de toutes : les salarié-es du privé et du public, les jeunes, les précaires, les chômeurs ! Nous pouvons et devons les faire reculer, empêcher ces mesures inacceptables et injustes et celles qui viendront inévitablement si nous ne réagissons pas !
Mobilisons nous ! |
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Emploi - Précarité
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Mercredi, 12 Mai 2010 06:17 |
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Français
Euskara
Cette journée est reportée à la rentrée pour cause d'indisponibilité de Roland Gori
Une journée de réflexions et d’échanges avec Roland Gori*
Concurrence forcenée entre individus, course à la rentabilité, techniques de management agressives…Pour des milliers de gens, le travail est devenu un lieu de souffrance, dans le secteur privé comme dans le public (travail social, santé, culture, justice, éducation, information, services publiques divers...…). Politique du chiffre, prime au mérite …On rationalise, on formate les comportements. Soyez consensuels, ne faîtes ni preuve de gout, ni d’engagement dans votre travail quotidien, la grille d’évaluation n’est pas faite pour ça ! Et si vous la refusez, c’est que vous avez quelque chose à cacher, vous faites partie des non- performants, des non-produisants. Et tout cela sur fond de chômage, de précarité et d'accaparement toujours plus importante de la richesse produite par les actionnaires au détriment des salarié-e-s ! Le système néolibéral, en plus d’être une politique économique à la recherche de toujours plus de profit pour une infime minorité, cherche à imposer un nouveau mode de gestion des individus basé sur celui de l’entreprise capitaliste. Comprendre cette logique et échanger les expériences des un-e-s et des autres concernant l’application de ce modèle sur son lieu de travail au quotidien, sont deux impératifs pour mieux résister tou-te-s ensemble et lui opposer une autre logique centrée sur les besoins de l’être humain.
OLDARTU* en tant que collectif travaillant pour la convergence des luttes, s’inscrit localement dans cette démarche et vous propose de rencontrer :
Roland Gori*, à l’IUT de Bayonne le samedi 12 juin de 11h à 13h, et ensuite de prolonger la réflexions par des échanges à partir de 14h.
La souffrance au travail : parlons-en, refusons-la, combattons-la !
*Psychanalyste, initiateur de l’Appel des appels : www.appeldesappels.org
Roland Gori-rekin*gogoeta eta eztabaida eguna
Jendeen arteko lehia bortitza, errentagarritasunera buruz amaigabeko lasterka, kudeaketa teknika agresiboak... Milaka pertsonentzat lan denbora sufrimendu unea bilakatu da enpresa pribatuetan nahiz publikoetan (sozial arloa, osasuna, kultura, justizia hezkuntza, informazioa, zerbitzu publikoak...) Zenbakiaren politika, merituaren araberako sariak... Gure jokamoldeak aurretik formatatuak dira, zehazki definituak. Ebaluaketek goiti behera kontrolatzen dute gure lana. Ez badugu onartzen susmagarri bilakatzen gara, ez gara aski emankorrak, ez aski ekoizkorrak. Bitartean langabezia emendatuz doa, prekaritatea hedatzen da eta ekoizturiko ontasun parte gero eta handiagoa akziodunen sakeletara doa, langileen sarien kaltetan. Jende gutxiengo tipi batentzat gero eta etekin gehiago bideratzen duen xede ekonomikoa izaiteaz gain, sistema neoliberalak enpresa kapitalistaren kudeaketa sistema pertsona bakoitzari inposatzeko asmoa du. Logika hori ulertu eta eguneroko lanean eredu honen aplikapenari buruzko esperientziak trukatzea funtsezko premiak dira, denen artean hobeki buru egiteko eta pertsonaren beharretatik abiatzen den beste logika baten alde borrokatzeko. Borroken uztartzearen alde lanean ari den OLDARTU kolektiboa* bide hori jorratzen ari da eta gomita luzatzen dizu :
Baionako IUT-ean, 2010eko ekainaren 12an 11:00etatik 13:00ak arte Roland Gori* entzutera etortzeko eta arratsaldeko 14:00etatik aintzina denen esperientziak eta erresistentziak partekatzeko
Sufrimendua lanean : aipa dezagun, uka dezagun, borroka dezagun ! *Psikoanalista, « Appel des appels » delakoaren bultzatzailea : www.appeldesappels.org
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Mise à jour le Samedi, 22 Mai 2010 16:40 |
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Emploi - Précarité
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Mercredi, 26 Mai 2010 06:16 |
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Français
Euskara
Tou-te-s ensemble mobilisé-e-s pour défendre nos retraites !
Dès janvier prochain fin de l'age légal à 60 ans ? Recul de l’âge de départ à 62 ans ou plus? Allongement de la durée de cotisations à 43 annuités ou plus ? Avec son « Document d’orientation sur la réforme des retraites » le gouvernement persiste dans son intention d’aggraver encore les conditions dans lesquelles les salarié-e-s pourront prendre leur retraite.
Quelle que soit la ou les mesure(s)s prise(s), la logique profonde de la réforme n’est pas de préserver la solidarité mais au contraire de rassurer les marchés financiers : à l’image de ce qui se passe en Grèce, en Espagne et maintenant partout en Europe, le gouvernement veut montrer sa détermination à faire payer la réduction des déficits publics aux salariés et à la population, en laissant intacts les revenus et le pouvoir de la finance. Le résultat de la réforme est inévitable : baisse du montant des retraites et donc voie ouverte aux fonds de pension (pour ceux/celles qui pourront « capitaliser ».
Une véritable campagne de propagande assène de prétendues évidences: il y a trop de retraités par rapport au nombre d’actifs, la crise est là… et donc le déficit deviendrait insoutenable. Le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) coiffe le tout en annonçant pour 2050 un trou pour les caisses de retraite entre 72 et 115 milliards d’euros…comme si une projection en 2050 avait un sens ! Il faudrait travailler plus longtemps car l'on vit plus longtemps. Pourtant l’augmentation de l’espérance de vie n’est pas nouvelle, elle n’a pas empêché que le temps passé au travail dans une vie baisse en parallèle. Tout cela est un tissu de faux arguments.
En fait, l’accroissement considérable de la productivité devrait permettre de travailler moins avec un salaire convenable, et de bénéficier de la retraite dans de bonnes conditions. Mais c’est le patronat et les actionnaires, avec l’aide des gouvernements de droite comme de gauche, qui empochent cette richesse supplémentaire (en 25 ans, la part des salaires dans la richesse produite a chuté de 10%, au bénéfice des profits) et ils entendent continuer dans cette voie. De plus, ils veulent aujourd’hui nous faire payer leur crise ! Chômage, précarité, salaires de misère pour les uns, mais profits juteux pour une infime minorité : encore près de 50 milliards de bénéfices pour les entreprises du CAC 40 en 2009, année de crise! Et le dernier rapport de l’INSEE montre des riches toujours plus riches et des inégalités qui se creusent.
Alors, de l’argent pour les retraites, il y en a : à condition de répartir autrement les richesses et le travail, d’interdire les licenciements, de créer des emplois dans le secteur public au lieu d’en supprimer (un millions d’emplois en plus, c’est 5 milliards de plus pour les caisses de retraite et toute augmentation de salaire signifie aussi augmentation des cotisations) ; à condition de prendre cet argent où il est (par exemple dans les 30 milliards d’exonération de cotisations dont bénéficie le patronat…à comparer avec les 10 milliards de déficit annoncés pour les retraites en 2010 !).
Il n’y a rien à attendre de la « concertation » avec Sarkozy-Fillon. Il n’y a rien à discuter ni à négocier! Seule une riposte unitaire et de masse les fera reculer, non seulement pour empêcher cette contre réforme, mais encore pour que soient abrogées toutes les mesures concernant les retraites prises depuis 1993 et pour revenir à 37,5 annuités pour toutes et tous…Préparons-là !
Denak batera mobilizaturik gure erretretak defenditzeko !
Hel duen urtarriletik bertatik 60 urteko adin legala bertan behera utziko ote ? Erretrata adina gibelatu, 62 urte edo berantago arte ? Kotizazio urte kopurua luzatu, 43 urtetara ?
Plazaratu berri duen « Erretreten erreformari buruzko norabide txostenarekin » gobernuak erretreta hartzeko baldintzak larriagotzeko bere asmoa berretsi du.
dozein gisaz, neurri hauen helburua ez da elkartasun sistema bermatzea baizik eta finantziar merkatuak lasaitzea : Grezian, Espainian edota Europa osoan gertatzen ari den bezala, frantses gobernuak erakutsi nahi du defizita publikoen murrizketa langileen bizkar emaiteko prest dela, finantzaren poderea eta irabaziak hunkitu gabe. Bere erreformaren ondorioa automatikoa izanen da : erretreten maila beheititu eta pentsio fondoei bidea ireki (kapitalizatzen ahalko dutenentzat).
Egiazko propaganda kanpaina baten bidez, neurri ezinbestekoak direla sinestarazi nahi dute : kotizatzen duten aktiboekiko erretretadun gehiegi ba omen dira; krisia hor da. eta defizita, diru galtzea, jasangaitza da. Horrela, 2050. urterako, COR organismoak (Conseil d' Orientation des Retraites) alimaleko ziloa iragartzen du erretreta kutxetan : 72 eta 115 miliar artean. 2050ean gertatuko dena jakiteko aukera bagenu bezala ! Denbora gehiagoz lan egin beharko litzateke, bizi esperantza luzatu baita. Alta joera horrek ez du eragotzi azken hamarkadetan lanean pasatzen dugun denbora murriztea. Kanpaina guzti hau argudio faltsuz josia da.
Alta, diren produktibitatearen emendatze izugarriei esker, lan sari duin batekin guttiago lan egitea eta erretretaz baldintza onetan baliatzea posible litzateke... aberastasunak ongi banatuz gero ! Baina nagusiek eta okziodunek - gobernamenduen oniritzi eta laguntzarekin - dituzte irabazi horiek kobratzen (25 urtez, sortutako aberastasunen arabera hilabete sariek duten zatia % 10ez tipitu da, etekinak beste hainbestez emendatzen ziren bitartean); bide beretik segitu nahi dute !
Horrez gain beraien krisia pagarazi nahi digute ! Langabezia, prekaritatea, hilabete sari miserableak askorentzat. etekin izugarriak guttiengo tipi batentzat aldiz : aurten, 2009an, krisi erdian, CAC 40eko enpresek 50 miliar benefizio egin dute ! Halaber, INSEE.ko azken azterketak inegalitate sozialak handituz joaten direla agerian ezartzen du : aberatsak geroz eta aberatsagoak eta besteak.
Erretretak ordaintzeko dirua bada beraz ! Baldin eta lana eta aberastasunak beste molde batez partekatzen badira, lizentziamenduak debekatzen badira, zerbitzu publikoetan enpleguak kendu ordez beharrezkoak direnak sortzen badira (milioi bat enplegu gehiago = 5 miliar gehiago erretreta kutxetan; hilabete sarien emendioak kotizazioena ondorioztatzen du ere bai.); dirua den tokian hartzen bada (jakin behar da adibidez nagusien kotizazio tipitzeak, 30 miliarrekoak dira. 2010ean iragarritako erretreta kutxen defizita 10 miliarrekoa baizik ez delarik).
Ez da ezer lortzeko gobernamenduarekin negoziatuz edo eztabaidatuz. Gure erantzunak baizik ez ditu gibelaraziko; erantzun bateratua eta masiboa beharrezkoa da; ez bakarrik erreforma honen aurka baizik eta 1993z geroztik hartu diren neurri guztiakkenduak izan daitezen eta, denentzat, 37.5 urtetara itzukltzeko. Erantzun hau antola dezagun !
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Mise à jour le Mercredi, 26 Mai 2010 06:36 |
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Emploi - Précarité
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Mardi, 11 Mai 2010 13:47 |
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Français
Euskara
La « réforme » des retraites, nouvelle attaque contre le monde du travail, est en cours. Il veulent aller vite : le projet serait dévoilé en juin, présenté au Parlement en septembre. Recul de l’âge de départ à 62 ans ou plus? Allongement de la durée de cotisations à 43 annuités ou plus ? Augmentation des cotisations ? Mélange des trois ? Quelle que soit la ou les mesure(s)s prise(s), le but est clair : diminuer encore le montant des retraites et ouvrir la voie aux fonds de pension. Une véritable campagne de pub assène de prétendues évidences: il y a trop de retraités par rapport au nombre d’actifs, la crise est là… et donc le déficit deviendrait insoutenable. Le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) coiffe le tout en annonçant pour 2050 un trou pour les caisses de retraite entre 72 et 115 milliards d’euros…comme si une projection en 2050 avait un sens ! Tout cela est un tissu de faux arguments. En fait, l’accroissement considérable de la productivité devrait permettre de travailler moins avec un salaire convenable, et de bénéficier de la retraite dans de bonnes conditions. Mais c’est le patronat et les actionnaires, avec l’aide des gouvernements de droite comme de gauche, qui empochent cette richesse supplémentaire (en 25 ans, la part des salaires dans la richesse produite a chuté de 10%, au bénéfice des profits) et ils entendent continuer dans cette voie. De plus, ils veulent aujourd’hui nous faire payer leur crise ! Chômage, précarité, salaires de misère pour les uns, mais profits juteux pour une infime minorité : encore près de 50 milliards de bénéfices pour les entreprises du CAC 40 en 2009, année de crise! Et le dernier rapport de l’INSEE montre des riches toujours plus riches et des inégalités qui se creusent. Alors, de l’argent pour les retraites, il y en a : à condition de répartir autrement les richesses et le travail, d’interdire les licenciements, de créer des emplois dans le secteur public au lieu d’en supprimer (un millions d’emplois en plus, c’est 5 milliards de plus pour les caisses de retraite et toute augmentation de salaire signifie aussi augmentation des cotisations) ; à condition de prendre cet argent où il est (par exemple dans les 30 milliards d’exonération de cotisations dont bénéficie le patronat…à comparer avec les 10 milliards de déficit annoncés pour les retraites en 2010 !). Il n’y a rien à attendre de la « concertation » avec Sarkozy-Fillon. Il n’y a rien à discuter ni à négocier! Seule une riposte unitaire et de masse les fera reculer, non seulement pour empêcher cette contre réforme, mais encore pour que soient abrogées toutes les mesures concernant les retraites prises depuis 1993 et pour revenir à 37,5 annuités pour toutes et tous…Préparons-là !
SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEUR-EUSE-S SANS PAPIERS !
Depuis plus de quatre mois maintenant, 6000 travailleurs étrangers en situation irrégulière sont en grève dans la région parisienne pour obtenir une régularisation de leur situation administrative. Ils sont la partie, peu visible, d’un iceberg, celui de toutes celles et ceux qui, sans papiers, travaillent en France, cachés, sans protection sociale, ni indemnités chômage, ni retraite, à la merci de ceux qui veulent bien les faire travailler et à leurs conditions. 29 000 ont été renvoyés l’an dernier dans leur pays, quelque soit là bas la situation politique et économique, leurs années en France, leur vie privée. A Hendaye le centre de rétention administrative a vu passer en 2009 plus de 430 personnes venant de 70 pays. La plupart sont interceptés dans le train à Hendaye. La nouvelle loi Besson, sous le prétexte d’appliquer le règlement européen- alors que rien n’ est obligatoire- va renforcer la répression à travers le pouvoir de l’administration : 5 jours avant d’être présenté à un juge, réduction des obligations de la police limitant les possibilités de recours ; interdiction de revenir en France pendant plusieurs années,-à la discrétion du préfet - durée de rétention passant de 32 jours à 45 jours… La régularisation de tous les sans papiers permettrait de commencer à sortir de cette situation de peur et d’exploitation.
GURE ERRETRETAK EZ HUNKI !
Lan munduaren aurkako eraso berria prestatzen ari da : gobernamenduak erretreten “erreforma” ahal bezain fite bideratu nahi du. Egitasmoa bera ekainean argitaratuko lukete, Parlamentuan irailean aurkezteko. Erretreta adina gibelatu, 62 urte edo berantago arte ? kotizazio urte kopurua luzatu, 43 urtetara ? edo gehiago ? kotizazioak emendatu ? neurri guztien nahasketa bat ? Edozein gisaz, neurri hauen helburua argia da : erretreten diru zama tipitu eta pentsio fondoei bidea ireki. Egiazko publizitate kanpaina baten bidez, neurri ezinbestekoak direla sinestarazi nahi dute: kotizatzen duten aktiboekiko erretretadun gehiegi ba omen dira; krisia hor da... eta defizita, diru galtzea, jasangaitza da. Horrela, 2050. urterako, COR organismoak (Conseil d' Orientation des Retraites) alimaleko ziloa iragartzen du erretreta kutxetan : 72 eta 115 miliar artean... 2050ean gertatuko dena jakiteko aukera bagenu bezala ! Kanpaina guzti hau argudio faltsuz josia da.
Alta, diren produktibitatearen emendatze izugarriei esker, lan sari duin batekin guttiago lan egitea eta erretretaz baldintza onetan baliatzea posible litzateke... aberastasunak ongi banatuz gero ! Baina nagusiek eta akziodunek – gobernamenduen oniritzi eta laguntzarekin – dituzte irabazi horiek kobratzen (25 urtez, sortutako aberastasunen arabera hilabete sariek duten zatia % 10ez tipitu da, etekinak beste hainbestez emendatzen ziren bitartean); bide beretik segitu nahi dute !
Horrez gain beraien krisia pagarazi nahi digute !
Langabezia, prekaritatea, hilabete sari miserableak askorentzat... etekin izugarriak guttiengo tipi batentzat aldiz : aurten, 2009an, krisi erdian, CAC 40eko enpresek 50 miliar benefizio egin dute ! Halaber, INSEE.ko azken azterketak inegalitate sozialak handituz joaten direla agerian ezartzen du : aberatsak geroz eta aberatsagoak eta besteak...
Erretretak ordaintzeko dirua bada beraz ! Baldin eta lana eta aberastasunak beste molde batez partekatzen badira, lizentziamenduak debekatzen badira, zerbitzu publikoetan enpleguak kendu ordez beharrezkoak direnak sortzen badira (milioi bat enplegu gehiago = 5 miliar gehiago erretreta kutxetan; hilabete sarien emendioak kotizazioena ondorioztatzen du ere bai...); dirua den tokian hartzen bada (jakin behar da adibidez nagusien kotizazio tipitzeak, 30 miliarrekoak dira... 2010ean iragarritako erretreta kutxen defizita 10 miliarrekoa baizik ez delarik). Ez da ezer lortzeko gobernamenduarekin negoziatuz edo eztabaidatuz. Gure erantzunak baizik ez ditu gibelaraziko; erantzun bateratua eta masiboa beharrezkoa da; ez bakarrik erreforma honen aurka baizik eta 1993z geroztik hartu diren neurri guztiak kenduak izan daitezen eta, denentzat, 37,5 urtetara itzultzeko. Erantzun hau antola dezagun !
PAPERIK GABEKO LANGILEEKIN, ELKARTASUNA ! Lau hilabetez geroztik, 6000 paperik gabeko etorkin greban dira, Pariseko eskualdean, beraien egoera administratiboaren erregularizazioa lortzeko. Langile haiek bezala, hamar milaka dira, paperik gabe lanean ari direnak Frantzian, babespenik gabe, langabezi edo erretreta eskubiderik gabe, edozein baldintzetan lan eginarazten dituztenen eskutan
Iaz 29 mila kanporatuak izan ziren, haien herriaren egoera politikoa edo ekonomikoa kontutan hartu gabe, ez eta Frantzian iragandako urteak, haien bizi pribatua. 2009an, 70 estatu ezberdinetako 430 pertsona baino gehiago atxikiak izan dira Hendaiako zentroan. Gehienak trenean atxilotuak.
Besson legeak, Europako legedia estakurutzat hartuz, administrazioaren boterea – eta ondorioz errepresioa – azkartuko du : 5 egun epaile baten aurrean pasatu aintzin, poliziaren betebeharrak murriztuak eta, ondorioz, helegiteko ahal guttiago; Frantziara itzultzeko debekua hainbat urtez (prefetaren esku); atxikitze epea 45 egunetara luzatua (32 ordez).
Paperik gabekoen legeztatzeak baizik ez luke beldur eta ustiatze egoera honetatik ateratzeko bidea idekiko.
*Oldartu: Action consommation Pays Basque, ATTAC, Collectif féministe contre les violences sexistes, Comité d'action Soule, Ikasi eta Irauli–Jeune Réagis!, Segi, CNT, ELB, LAB, Solidaires, AB, Batasuna, NPA. Contact:
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Site: http://oldartu.toile-libre.org/ |
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Mise à jour le Mardi, 11 Mai 2010 14:06 |
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