Menu principal

Plateforme de revendications du colectif Oldartu PDF Imprimer Envoyer
Présentation
Lundi, 22 Février 2010 16:55

Cette plateforme revendicative n’est pas exhaustive.

Elle tente de définir un corps de revendications permettant d'unifier les luttes et d'avancer vers leur convergence ainsi que de recenser les revendications pouvant entraîner des actions concrètes localement pour obtenir leur satisfaction.

 

1- POUR LE RESPECT DES DROITS SOCIAUX FONDAMENTAUX

 

Les droits sociaux ne sont pas négociables. Ils ont été reconnus comme inaliénables dans des déclarations internationales et des préambules de constitution. Ils correspondent à l’idée que nous nous faisons des besoins qui doivent être satisfaits et de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ces droits, identiques pour les hommes, les femmes, qu’ils soient de citoyenneté française ou étrangère, représentent des objectifs à atteindre et à protéger contre toutes attaques.

Nos revendications précisent et actualisent ces droits notamment dans notre contexte local.

 

  • Droit à un revenu décent pour chacun-e

    • A travail égal, salaire égal.

    • Augmentation de 300 euros pour tous les revenus inférieurs à 2,5 fois le SMIC (salaires, pensions, retraites, minima sociaux, salaires socialisés) sans revenu inférieur à 1500 euros net par mois.

    • Toute augmentation de la productivité et/ou des bénéfices doit bénéficier aux salariés par une augmentation du salaire et/ou de la protection sociale et/ou de la diminution du temps de travail.

    • Indexation des revenus sur les prix.

    • Une échelle des salaires doit être déterminée démocratiquement afin de

définir un revenu maximal.

 

  • Droit à se nourrir

    • Baisse des prix de consommation de base par une TVA à taux zéro et répartition équitable des marges entre la distribution, la transformation et les agriculteurs/trices.

 

  • Droit à se loger décemment

    • Recensement de la vacance de logements dans chaque commune et réquisition des locaux inoccupés depuis un certain temps;

    • Maîtrise du foncier par les municipalités pour éviter les pratiques spéculatives et mise en place d'un vaste programme de logements sociaux qui couvre les besoins communaux et inter-communaux.

    • Taxation des habitations non occupées ;

    • Imposition d’un programme de logements HLM, ILM dans toute opération immobilière ;

    • Application des législations existantes (loi SRU ; loi DALO)

 

  • Droit à se déplacer

    • Mise en régie municipale des transports urbains et développement des transports collectifs dans les zones rurales;

    • Financement par les employeurs des déplacements domicile/travail ;

    • Refus de la LGV au Pays basque ; amélioration des voies existantes y compris l'ensemble des voies secondaires.

    • Gratuité pour les transports collectifs de proximité

 

  • Droit à la protection contre les aléas de la vie : chômage, maladie, retraite, handicap

    • Garantir à tou-te-s l'accessibilité aux organismes de protection dans l’anonymat respecté ; santé gratuite (contre les dépassements d'honoraires et les franchises médicales);

    • Sécurité des patients qui passe, notamment, par la défense des conditions de travail des salariés de la santé

    • Maintien des services publics de proximité (centre hospitalier, maternité…)

    • Développement d’une vraie médecine du travail pour l’ensemble des salarié-e-s du privé comme du public

    • Maintien du système de retraite par répartition; retour immédiat aux 37,5 annuités pour tou-te-s et vers les 35 annuités pour tou-t-es

 

  • Droit à l’éducation, la culture et la formation

Halte aux suppressions de postes et aux fermetures de classes; création massive de postes pour faire face aux besoins et améliorer la qualité de l'éducation

    • Droits garantis en rendant effectivement l’école accessible à tou-te-s : contre les fermetures de classes dans les petites communes ; attribution de réels moyens pour l'intégration des handicapé-e-s à l'école ;

    • Non à la privatisation du système éducatif, par exemple au projet de jardin d'éveil (privé) se substituant à la maternelle

    • Localement, accès à l’éducation en basque pour tou-te-s ;

    • Amélioration de la loi sur la formation professionnelle choisie, financée et possible tout au long de la vie.

    • Accès à la culture pour tou-te-s par le développement d’activités culturelles d’initiatives populaires ou institutionnelles.

 

2- POUR L’EMPLOI ET CONTRE LA PRECARITE

 

Nous constatons que la précarité se généralise et devient une nouvelle forme d’oppression sociale. L’atomisation des interlocuteurs du monde du travail et la multiplication des types de contrats de travail favorisent la régression des droits des salarié-e-s permettant ainsi au patronat d’être en position de force.

Face à la montée du chômage, les travailleurs et travailleuses, dans l’ignorance de leurs droits, acceptent des emplois précaires et des conditions de travail de plus en plus dégradées.

 

Pour l’emploi et contre cette précarité, nous réclamons :

  • Réduction du temps de travail pour aller vers les 32H pour tous, privé public, sans réduction de salaire, sans annualisation et avec les embauches correspondantes.

  • Interdictions des licenciements.

  • Interdiction du travail le dimanche et les jours fériés dans tout les secteurs où ce n'est pas indispensable.

  • Un seul contrat de travail dans le privé avec un CDI qui doit devenir la règle afin d’en finir avec l’intérim, les emplois aidés et l’accumulation des CDD.

  • Des emplois statutaires pour tout-e-s dans le public.

  • Suppression du travail à temps partiel imposé. Interdiction (sauf accord collectif) de fractionner le temps de travail quotidien en deux ou plusieurs plages horaires.

  • Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance.

  • Tout comme pour les autres salarié-e-s, condition de travail décent pour les saisonnier-e-s.

  • Titularisation des précaires du public.

  • Paiement au SMIC (au minimum) de tous les stages.

  • Maintien et développement des services publics (Santé, Education, Poste…). Arrêt de la privatisation des services publics (ouverture du capital) et renationalisation des entreprises dans le secteur des services de l’énergie, de l’eau, des communications et des transports.

 

 

3- POUR UN AUTRE MODELE DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION

 

Pour modifier les rapports marchands de notre modèle de société, nous devons modifier les 4 grands secteurs  - production, transformation, distribution et consommation - en privilégiant la gestion des ressources et le raccourcissement des circuits entre producteurs et consommateurs.

A chaque niveau, ont été définis des normes européennes. Certaines ont été obtenues par le lobbying de la grande distribution. Il est temps, par l’élaboration d’alternatives de se réapproprier et de contrôler ces grands secteurs qui régissent les rapports marchands.

Nous exigeons, notamment :

 

  • Que la restauration collective s'approvisionne en agriculture biologique.

  • Que les grandes surfaces commercialisent les producteurs locaux.

  • Que la production soit garantie sans OGM et autres substances toxiques, ce qui nécessite d’améliorer la traçabilité et la lisibilité des étiquetages.

  • Que la distribution renonce à la pratique de l’emballage inutile qui augmente les déchets.

  • Le droit de vente directe pour les pécheurs traditionnels et les petits producteurs afin de leur permettre de pratiquer des prix raisonnables.

  • Des alternatives à la grande distribution dans le cadre d'une économie solidaire.

  • Des aides à toutes les initiatives réduisant l'empreinte carbone.

  • La réappropriation des ressources naturelles - eau, énergie - et du foncier par les collectivités locales pour une gestion « intercommunale » : régies publiques, création de jardins ouvriers par exemple…

  • La disparition des panneaux publicitaires pour lutter contre la publicité, vectrice de l’hyperconsommation et de pollution visuelle. Il faut commencer par appliquer la réglementation existante contre les panneaux illégaux.

 

4- POUR LA DEFENSE DES LIBERTES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES

 

Au moindre fait divers médiatisé, Sarkozy et son gouvernement répondent par de nouvelles lois de plus en plus répressives. Ces textes sont d’autant plus inquiétants qu’on assiste en parallèle au démantèlement des services publics, du système judiciaire, avec notamment la réforme de l’instruction. Cette politique remet en cause l’égalité des citoyens et citoyennes face à la justice.

La fabrication de bouc- émissaires et la criminalisation de certaines populations permettent d’étendre un contrôle social répressif à l’ensemble de la société.

Il y a urgence à évaluer l’arsenal des nouvelles lois répressives (pertinence, efficacité, utilité)

Force est de constater que, dans notre société, la sécurité est un marché juteux aussi bien au plan financier qu’au plan électoral.

 

Nous militons pour :

 

  • L’abrogation des lois sur l’immigration (restriction au droit de vivre en famille) et sur les quotas.

  • La suppression de l’indigne « délit de solidarité ».

  • La disparition des centres de rétention et la titularisation des sans-papiers.

  • L’abrogation de la loi de programmation militaire redéfinissant la sécurité intérieure et notamment la notion de « secret défense ».

  • L’abandon de tous les fichages qu’ils soient collectifs (vidéo surveillance par exemple) ou individuels comme notamment : BASE élève, fichage ADN obligatoire….

  • L’interdiction de prolonger préventivement les peines.

  • L’interdiction des armes prétendument sans danger comme le Taser ou Flash ball pour les agents du maintien de l’ordre.

 

  • L’abrogation des nouveaux délits et des nouvelles sanctions visant à criminaliser la pauvreté comme par exemple : création du délit de violation de la propriété contre les squatters et les gens du voyage

  • L’abrogation des dispositions abaissant la majorité pénale et l’âge de la détention provisoire

  • L’abrogation des textes sur l’allongement de la garde à vue, l’intervention tardive de l’avocat, les perquisition de nuit et la réquisition des documents.