Menu principal

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE…QUAND ? PDF Imprimer Envoyer
Emploi - Précarité
Lundi, 18 Novembre 2013 13:30

La contre réforme Hollande-Ayrault des retraites sera en toute vraisemblance adoptée définitivement par l’Assemblée Nationale avant la fin de l’année, après un pseudo débat parlementaire.

Elle entérine les six réformes précédentes des gouvernements de droite auxquelles le PS prétendait s’opposer. Elle les prolonge en faisant travailler les salarié-e-s plus longtemps et en augmentant leurs cotisations, en diminuant les pensions des retraité-e-s. Les salarié-e-s et les retraité-e-s paieront l’essentiel des 16 milliards qui doivent être financés d’ici 2040. C’est gagnant-gagnant pour les entreprises car l’état compensera les 3,2 milliards de cotisations supplémentaires dont elles devraient s’acquitter.

Hollande est bien le « président des patrons ». La gauche gouvernementale, qui marche dans les pas de la droite et de l’Europe ultra libérale, multiplie les attaques contre le monde du travail. La loi du 14 juin 2013 abusivement dite de « sécurisation de l’emploi » a aggravé l’exploitation des travailleuses et des travailleurs et cassé le Code du Travail en permettant des accords d’entreprise sur les salaires et le temps de travail qui dérogent aux conventions collectives. Et le gouvernement « socialiste » s’en prend maintenant au droit à la retraite.

Le collectif Oldartu-Lutter Ensemble* a mené depuis mai dernier une campagne sur les retraites, est intervenu publiquement par communiqués et conférence de presse, tracts etc. Il a fait signer un appel-pétition (un millier de signatures) décidé en assemblée générale après la manifestation du 10 septembre. Quelques extraits :…Nous refusons ce projet (de loi retraites) et exigeons son retrait. Nous voulons le retour aux 37,5 annuités, le départ à 60 ans et 55 pour les travaux pénibles, le partage du travail entre toutes et tous sans perte de salaire, une augmentation conséquente des salaires, des pensions et des minima sociaux. L’argent existe. Il suffit de le prendre dans les profits des grandes sociétés et de mettre fin aux exonérations de cotisations patronales. Nous savons que des journées d’action isolées ne permettront pas de gagner. C’est une riposte d’ensemble qu’il s’agit d’organiser avec nos armes : les manifestations, le blocage de l’économie, la grève…C’est aussi l’appel que nous lançons aux directions syndicales qui ont la responsabilité de préparer cette riposte ».

C’est pourquoi Oldartu a demandé aux directions syndicales locales une rencontre pour un échange sur la campagne retraites. Une délégation du collectif a été reçue à la Bourse du Travail de Bayonne par la CFDT, FO et la CGT. Les unions locales ont donné les positions respectives de leurs directions confédérales, positions développées pendant la campagne retraites.

Le pôle CFDT, CGC…a de son côté clairement appuyé la réforme. Le pôle CGT, FO ... disait s’y opposer, sans toutefois en demander le retrait. Il a accepté le « dialogue social » comme s’il pouvait apporter des résultats. Il a limité et espacé les journées d’action. Un 10 septembre mal préparé a pourtant vu descendre dans la rue plusieurs centaines de milliers de manifestant-e-s ; mais il a fallu attendre plus d’un mois pour un 15 octobre appelé sans conviction ; enfin c’est un rassemblement Ile-de-France de pure forme qui a été proposé le 30 octobre devant le sénat. Les directions de ces confédérations ont démobilisé les salarié-e-s et leurs propres militant-e-s au lieu de construire un véritable plan d’action à la hauteur de l’attaque subie.

Cependant les résistances sociales se poursuivent. Par exemple celle des cheminots de Bayonne et Hendaye, dans l’action pour dénoncer la casse du fret qui s’accentue et entraîne des suppressions de poste ; au niveau hexagonal, celle des Gad, Doux, Alcatel, Tilly Sabco, Marine Harvest, La Redoute, Fagor… contre les licenciements et les fermetures d’entreprises ; celle des PSA contre un accord de compétitivité qui rogne leurs salaires et aggrave les conditions de travail etc.

La coordination et la convergence des luttes sont nécessaires pour faire reculer patronat et gouvernement sur les questions centrales de l’emploi et des salaires. Un tel mouvement d’ensemble devra mettre à l’ordre du jour l’abrogation des lois anti sociales mises en place par la droite ou par la gauche. Le combat continue et Oldartu entend bien y prendre toute sa place.

Mise à jour le Lundi, 18 Novembre 2013 13:32