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Manifestation pour la gratuité des bus PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 07 Décembre 2009 00:00

Article paru dans le journal Sud-Ouest du 07/12/2009

 

Si l'on en croit Martine Maillefert, porte-parole du jour du collectif Oldartu, la Cabab et la Stab ne sont pas hostile à une gratuité complète des transports en commun dans l'agglomération (1).

« Lors de notre dernière rencontre avec les responsables, on nous a laissé entendre que c'était envisageable à terme. Nous sommes contents d'avoir raison avant les autres mais il faut maintenant passer à l'acte ».

D'où la manifestation qui a conduit une cinquantaine de personnes dans les rues de Bayonne, samedi matin, pour réclamer cette gratuité.

Pouvoir d'achat

Pour le collectif, les arguments sont multiples : urgence environnementale d'abord. « 52 % des émissions de gaz à effet de serre sur la Cabab sont liées aux déplacements. C'est deux fois plus que la moyenne nationale », expliquaient les manifestants.

« Il est indispensable de limiter ces émissions et donc l'utilisation des voitures particulières qui, en outre, saturent les routes, les parkings... » L'autre argument est économique : en période de crise, la part du budget consacrée au transport mériterait d'être diminuée : « ceux qui doivent payer carburant, entretien, parking, assurance seraient convaincus par la gratuité qui aurait un effet immédiat sur leur pouvoir d'achat. »

Oldartu s'appuie sur les résultats obtenus à Châteauroux, Castres ou Aubagne où l'expérience de la gratuité porte ses fruits : trafic désengorgé, meilleure fréquentation du centre-ville...

(1) OLDARTU-Lutter ensemble est un collectif regroupant associations, syndicats et partis politiques : Action consommation, Attac, Collectif féministe contre les violences sexistes, Comité d'action Soule, Ikasi eta Irauli - Jeune Réagis !, Segi, CNT, ELB, LAB, Solidaires, AB, Batasuna, NPA.

Auteur : Véronique fourcade

Mise à jour le Lundi, 22 Février 2010 20:57
 
La révolte du nouveau collectif Oldartu PDF Imprimer Envoyer
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Mercredi, 17 Juin 2009 00:00

Un nouveau front est né. Il rassemble des acteurs sociaux et politiques du Pays Basque nord et a pour ambition de générer un mouvement large et une mobilisation permanente. Une forme de lutte qui s'inspire des événements survenus dans les anciennes colonies françaises, comme la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyanne. Le collectif Oldartu-Lutter Ensemble s'est présenté samedi dernier, à Bayonne.

Certes, «la situation politique, culturelle et socio-économique» du Pays Basque n'est pas comparable avec celle des territoires cités, mais le collectif voit d'un bon oeil les acquis des mouvements antillais de cet hiver.

Le nouveau front s'appuie sur un constat : «la dégradation dramatique de la situation, culturelle et socio-économique des classes populaires» et le «besoin d'un système différent». C'est ainsi que s'est réunie une douzaine d'organisations dont : AB, Attac, Batasuna, Collectif contre les violences sexistes, Comité d'action Soule, CNT, ELB, Ikasi eta Irauli, Réagis !, LAB, NPA, Segi, Solidaires.

Elles viennent toutes de la gauche et certaines sont abertzale, et elles ne représentent qu'un «embryon», comme le précisent les promoteurs de cette initiative. Ces derniers souhaitent que le mouvement s'amplifie et accueille d'autres acteurs.

Pour sa part, la CFDT va «se poser la question de sa participation ou pas». Cependant, Michel Larralde s'étonne de la participation de partis politiques «comme le NPA» qui «surfent sur la vague de la crise».

La convergence des luttes

Oldartu se veut en constante évolution. Le collectif part sur une base d'exigences, mais compte s'enrichir de nouvelles revendications au fur et à mesure. Effectivement, Oldartu -Lutter Ensemble est «un point de convergence de différentes luttes».

Le collectif a cependant défini les quatre «thèmes de lutte» : «la défense de l'emploi, la lutte contre la précarité et le respect des travailleurs» ; le respect des «droits sociaux fondamentaux» ; un «mode de consommation et de production soutenable» ; et «le respect des libertés individuelles et collectives». Et pour commencer, Oldartu réclame la fermeture des centres de rétention administratifs, dont celui d'Hendaye, et la régularisation des sans-papiers, refuse «le fichage ADN systématique à l'encontre de dizaines d'habitants du Pays Basque nord», et dénonce la mise en place de caméras de surveillance dans le BAB. Le collectif exige également la disparition de lois dites «de sécurité interne».

À Guadeloupe, par exemple, le LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon) avait défini 146 revendications et les acteurs sociaux sont actuellement en négociation, pour l'application des accords signés le 3 mars.

 
Les Antilles citées en exemple PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 15 Juin 2009 00:00

Article paru dans le journal Sud-Ouest du 15/06/2009

 

Présenté samedi matin à la presse, juste avant la manifestation au cours de laquelle certains de ses membres ont distribué force tracts, Oldartu (Lutter ensemble) se définit comme une « plateforme ». Elle réunit des militants d'extrême gauche et abertzale (parfois les deux), signataires d'un appel pour une convergence des luttes » (1). Cette plateforme, a expliqué Domenika Daguerre, est née de trois constats : « les faiblesses et la dispersion du mouvement social » ; les exemples de la grève générale en Martinique ou en Guadeloupe, montrant « qu'un mouvement unitaire peut faire plier le gouvernement et aboutir à de réels acquis » ; et l'urgence d'une mobilisation consécutive à la crise.

Quatre thèmes de lutte

Ils ont décliné les quatre « thèmes de lutte » d'Oldartu : « la défense de l'emploi, la lutte contre la précarité et le respect des travailleurs » ; le respect de « droits sociaux fondamentaux » ; un « mode de consommation et de production soutenable » ; et « le respect des libertés individuelles et collectives ».

Oldartu réclame la fermeture des centres de rétention administratifs, dont celui d'Hendaye, et la régularisation des sans-papiers, refuse « le fichage ADN systématique », et dénonce la mise en place de caméras de surveillance dans le BAB.

Il s'agit, selon les membres de cette plateforme, de revendications « précises et gagnables » qui se traduiront par des « propositions d'action concrètes et locales ». Reconnaissant n'être encore qu'un « embryon », Oldartu espère, avec le temps, attirer de nouveaux adhérents, individuels ou collectifs.

(1) AB, Action Consommation, Attac, Batasuna, Collectif contre les violences sexistes, Comité d'action Soule, CNT, ELB, Ikasi eta Irauli-Jeune, Réagis !, LAB, NPA, Segi, Solidaires.

Auteur : E. P.

Mise à jour le Lundi, 31 Octobre 2011 15:17